Lundi :

iZa :

Visite du gars de l’Unicef, un malawite qui connaît bien le coin, donc c’est intéressant. On discute le matin, on présente le projet. Il rigole tout le temps et n’est pas là depuis 2 minutes qu’il me tape déjà sur l’épaule en plaisantant ! (Ici, quand tu plaisantes, tu tapes dans la main des gens pour ponctuer la plaisanterie. Si t’es pas assez rapide à réagir, on te tape dans le dos ! ;-) !)

Ensuite on va voir Paul qui assure un leadership training. On part dans la voiture de l’Unicef, avec une énorme antenne radio (sur le capot avant) qui vient titiller nos mangues.

A midi, on mange malawite dans un resto de Mulanje. Toujours des portions énormes de Nsima… et on mange avec les doigts mais nous, on n’a pas l’habitude, et ça brûle un peu les doigts !!!

Ensuite, on file pour un Open day assuré par des clubs autonomes (des clubs qu’on a formés l’an dernier et dont on assure le suivi mais qui organisent par eux-mêmes des activités) : le début est moyen, et voilà qu’une énorme pluie nous obligent à nous abriter. Le toit est en tôle ondulée alors ça fait un boucan d’enfer à l’intérieur ! Y’a plein d’enfants, des p’tits bouts de 2 ou 3 ans qui piquent du nez… La pluie cesse. On ressort, on remet tout en place et c’est reparti ! Cette fois, c’est mieux, le rythme est plus soutenu et y’a de + en + du monde. On finit complètement encerclé par la foule !

A la fin, le « DJ » met de la musique et les enfants dansent. Je m’approche de Mwandida et lui dit « Faudra que tu m’apprennes à faire ce mouvement de danse » et j’esquisse juste un geste et voilà que le chef du village croit que je veux danser ! Il me prend par le bras et se met à danser en m’invitant… Alors j’y vais et là, tous les gamins crient, les hommes et les femmes se marrent… A la fin, des femmes arrivent surexcitées pour me serrer la main en me disant merci merci ! « Y’a pas d’quoi », je réponds, pour citer un célèbre et talentueux chanteur appelé Nicolas Jules (prochain album prévu pour le 8 mars, dans toutes vos bonnes discothèques, Fnac et compagnie, pour la modique somme de… j’sais pas encore mais ça vaut le coup, de toutes façons ! hihi !)

Pendant ce temps, 50 personnes ont été testées dans la tente de dépistage plantée juste à côté…

Journée bien remplie et intéressante.

 

Siloé commence à faire des phrases : « Can I have milk, please ? »

Siloé, à qui j’ai expliqué le comment naît un bébé (en lui montrant des photos de moi enceinte et d’elle à la naissance) résume ainsi les choses : « Siloé, elle était dans le gros ventre de maman, après elle est sortie tout seul (presque, presque) et après, elle était dans les bras de papa ! »

C’est ça, c’est ça… !