Charlizaetcie au Malawi

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Mercredi, septembre 1 2010

En France !

Ca y est. Après quelques jours passés à Lilongwe, 34h de voyage (dont 14h de vol), une escale à Johannesburg dans un aéroport où nous redécouvrons avec stupeur ce que signifient “galerie marchande”, “pouvoir d’achat”, “publicité”, “foule”… nous voilà en France !
Mais pas de bagage à l’arrivée. Quoi ??? Ils ont été scannés à Lilongwe mais n’ont pas été mis dans l’avion ? La bonne blague…
Trajet allégés jusqu’à Poitiers, donc. A ce jour, on a récupéré une partie des bagages, on attend le dernier…
Bref. Tout va bien même si c’est rhume pour tout le monde (merci la clim’ !). On profite de revoir la famille et les amis, de manger des trucs dont on a plus l’habitude et de se (re)poser, loin du boulot !
A +

Dimanche, août 22 2010

Sur le départ

Allez, les valises sont prêtes ! On part demain sur Lilongwe passer quelques jours au siège d’Inter Aide et jeudi, ce sera le décollage pour la France !!! Arrivée à destination le 27 août pour 3 semaines de vacances…

 

En attendant, on vous laisse quelques phrases de Siloé à méditer :

 

Siloé qui montre Saturne dans un livre : « Ca, c’est la planète tournevis ! »

Euh… ça tourne aussi.

 

 

-Tu sais, moi je suis une fille parce que j’ai 2 chromosomes X.

-… !

 

Et puis c’est la saison des « pourquoi » depuis quelques jours… Pourquoi il faut rentrer les jouets ? pourquoi il faut pas ramasser les fleurs ? pourquoi il est cinq heures ?

 

Préparez vos réponses, on arrive !!!

Samedi, août 21 2010

3 ans !

Mercredi : Happy birthday, Siloé…


On va assister à une initiation cet après-midi. L’événement en est un : les initiations sont fermées à tout spectateur en temps normal et les malawites eux-mêmes n’ont pas l’habitude d’y faire une visite ! Sauf que notre trainer est en bon terme avec les leaders locaux et avec un initiateur qui a envie de montrer ce qu’il fait et d’expliquer tout ça. Du coup, on savoure notre chance. On serpente donc sur des chemins, en pleine campagne. On s’enfonce dans les champs avec le trainer et Paul, escortés par le chef du village, l’initiateur venu à notre rencontre et quelques uns de ses bras droits. On descend vers la rivière et après cette longue marche, l’initiateur siffle pour avertir les initiés de notre arrivée. Oui, parce que pendant que l’initiation a lieu, des sortes de vigiles veillent à ce que personne ne s’approche. Les gens qui viennent à la rivière trop près du lieu de l’initiation sont priés de s’éloigner.

On se fait des images dans sa tête quand on te dit qu’on va à une initiation… On s’imagine un rite pour passer de l’enfance à l’état d’adulte, avec des exercices, des tenues particulières. Ca existe sûrement aussi mais là, on trouve des jeunes très jeunes à qui on délivre des messages qui sont loin de ce qu’on imagine donner à des gamins dans ce genre de cérémonie. Il n’y a que des garçons, de 7 à 10 ans. L’initiation dure 2 semaines pendant lesquelles les enfants dorment sur place. On apprend aux enfants comment respecter les aînés, comment se comporter lors de funérailles, comment s’occuper du défunt entre le moment de sa mort et l’enterrement (parfois 2 jours après), comment se comporter dans sa famille, comment éviter les maladies… Cet après-midi, les enfants sont tous assis côte à côte (ils sont 20) et chantent avec l’initiateur en tapant en rythme sur un même bambou de 3 mètres étalés devant eux. Dans les chansons, il est question des risques de prostitution infantile, des MST, du VIH, etc… pour des enfants si jeunes, ça paraît hard mais ils y sont confrontés tôt a priori.

On ne reste pas longtemps. On retourne au village et l’initiateur nous raccompagne. Il nous amène chez lui un instant… pour nous offrir un poulet !!! Vivant, of course. Première fois dans notre vie qu’on nous fait cadeau d’une poule ! Bon. Frank dit que c’était un grand signe de respect que d’offrir un poulet à quelqu’un, c’est le considérer comme un invité d’honneur. On s’en doute car ça ça coûte environ 500MK. Quoiqu’il en soit, nous v’là bien avec une poule noire ! On n’sait même pas comment tuer et dépiauter la bête… J’ai bien quelques souvenirs d’enfance, mais bon, de là à le faire moi-même ! Du coup, on la laisse à Paul. Après tout, ce poulet est offert à Inter Aide, le staff pourra le manger la semaine prochaine !

Retour at home, des images dans la tête…

Jeudi : open day à domicile !!! Histoire de faire connaître notre projet aux gens du Farm institute (vu qu’on est voisins) et de leur proposer d’être dépistés ! Pour le coup, Charles et moi allons faire le test ensemble histoire de voir à quoi ressemble une séance de “couple counselling” et comment ça fait mal le petit “pic” sur le doigt !

Et puis des membres de notre staff jouent aussi (ci-dessous, Paul et George)

Jeudi, août 19 2010

Jouons ensemble !

1/ Mathématiques aléatoires

Lisez bien l’énoncé de ce problème et veuillez dire de quelle façon cette journée se termine en choisissant la ou les bonne(s) réponse(s) parmi celles qui vous sont proposées :

 

Aller à 1 open day un lundi après-midi du mois d’août, c’est :

   40 min de route aller

+ 2h d’attente sur place

+ une centaine de gamins qui patientent en matant deux azungu

+ quelques notes prises sur le boulot de l’équipe (trainers et counsellors)

+ 1h de sketches (on quitte les lieux avant la nuit)

+ 40 min de route retour

+ 15 minutes non stop de Siloé qui nous raconte sa journée bien remplie

= ?


a) = 1 apéro at home

b) = 1 vrai bain (maintenant que l’eau est là) pour tous les 3, et un bain chaud s’iou plaît !

c) = 1 repas léger

d) = 1 coucher de bonne heure

e) = 1 massage du dos par des mains françaises volontaires lors de notre retour dans l’hexagone

2/ Cherchez l’erreur

(à croire que ceux qui conditionnent les pack de lait savent de quoi parle notre projet !)

3/ Qui est qui ?

Clin d’œil à « La Vache qui rit » polyglotte !


(spéciale dédicace à mon format poche, en souvenir de L’âge des possibles…)

Lundi, août 16 2010

Cadeaux

Siloé, très mélomane : « C’est quoi qu’on entend là ? C’est des fesses ou c’est des trompettes ? »

(oui parce que chaque fois qu’elle entend une trompette dans un morceau musical, ça lui évoque des fesses qui dansent, allez comprendre…)

 

Ca n’aura pas échappé à quelques uns d’entre vous et les non accrocs du calendrier auront oublié l’info mais voilà : Siloé aura 3 ans dans quelques jours ! Sauf qu’on n’attend pas le jour J : elle reçoit ses cadeaux un peu en avance, histoire d’en profiter avant notre départ à Lilongwe puis notre escapade en France. Cadeaux importés par les “mules” françaises qui se sont succédées chez nous. ;-) Merci !

Oui bon, ça fait un peu appartement témoin mais après, elle a joué avec !

(Oui-Oui fait la cuisine)

Jeudi, août 12 2010

Temps de chien

iZa:

Sale nuit parce que sale temps ! Gros vent et grosses averses. Je me lève donc avec « les yeux dans le pâté » comme dirait Siloé mais avec une sensation supplémentaire côté œil droit. Eh oui… J’ai une gueule de boxeur ce matin, souvenir de l’abeille d’hier ! Tempe et pommette qui ont gonflé cette nuit, j’ai la sensation d’être un peu anesthésiée… Mais bon. Ca fait pas mal, ça fait juste un peu elephantwoman…

A part ça, journée sur l’ordi, entre deux coupures de courant, pendant que dehors les arbres grincent et que la pluie arrose les cultures qui n’en ont plus besoin !!! Sale climat, tiens… Un temps de chien et les nôtres se mettent à l’abri ! J’entraîne quand même Ciao avec moi pour qu’elle m’aide à repousser les vaches qui viennent sur notre pelouse ((le cowboy est débordé) !

 

Siloé quant à elle va « tenir compagnie » à son papa pendant la pause lecture du midi-deux, à savoir elle escalade, elle saute par dessus, elle glisse, elle marche en équilibre… Beau terrain de jeu que ce papa là !

Et puis en lisant une revue, elle voit une image de cheminées d’une centrale nucléaire : « Oh ! On dirait des nuages qui sortent de la cheminée et après ils vont dans le ciel et ça fait joli. » C’est ça… Des usines à nuages…

Mardi, août 10 2010

Home safari

Mardi
iZa :
C’est Safari jusque chez nous ! Passons sur le fait que Ciao soit probablement une nouvelle fois pleine de petits chiots en gestation (pfff…), mais en +, en allant au boulot, juste à l’entrée de la forêt de cactus qui sépare la maison de l’office, je vois un serpent traverser le sentier à quelques mètres de moi. Bon. C’est pas un trop grand, il est marron, visiblement pas un cobra, quoi… Enfin je m’arrête quand même et je le laisse passer (considérons qu’il a priorité…). Je siffle Ciao mais elle ne m’entend pas (fatiguée, la mémère ?) et je guette le reptile, des fois qu’elle se déciderait à venir. Je préviens Idah et Smart et là : bing ! Attaque d’abeilles ! Je ne sais plus comment procède un escadron d’abeilles françaises mais là, franchement, je trouve la technique locale un peu particulière. Elles se plaquent à plat ventre sur toi (du genre, dansons joue contre joue), te piquent ou pas, battent des ailes mais ne s’envolent pas. Faut vraiment les frotter pour les enlever ! Bref, une abeille me pique à la tempe (baiser ardent), les autres se contentent de se plaquer sur mon T-shirt mais Smart et Idah m’aident à les enlever. Idah enlève le dard resté planté. Quelques minutes et deux glaçons plus tard (mais paraît qu’il faut mettre du chaud, en fait) je m’en retourne à l’office et je découvre que Charles a été piqué lui aussi, au sommet du crâne fraîchement tondu : c’est Maxwell qui se charge d’enlever le dard. Mais quoi ??? Elles sont racistes ces abeilles ? ou alors c’est le retour de la vengeance de la mort qui tue… En tout cas, elles sont douloureuses mais après quelques heures, ça va mieux !
En attendant, Siloé joue à la princesse, Siloé porte son bébé Alune dans le dos, Siloé danse comme dans les openday en chantant dans un dialecte inconnu à ce jour, Siloé joue à la marelle en sautant à pieds joints, Siloé fait des gommettes, Siloé chante encore, Siloé court, Siloé raconte des histoires, Siloé lit Géo et Sciences et Avenir, Siloé fait des blagues,Siloé demande 10 fois par jour if it’s time to eat… Bref. Ma p’tite bête préférée fait son cirque !

Bonjour tristesse

Lundi

iZa :

Enterrement au programme de mon aprèm (le papa d’un de nos formateurs). Pour résumer, quelque soit les confessions, les femmes et les hommes s’assoient séparément. Je suis venue avec Paul et Soul, je me joins donc à un groupe de filles. Tout le monde chante dans la maison où les gens vont et viennent pour saluer le défunt. Des gens s’agenouillent devant les proches et leur glissent des pièces dans la main. Le cercueil arrive, entre dans la maison, ressort chargé du mort et on le pose dehors. Les chansons s’enchaînent sans arrêt. Tout le monde vient s’asseoir autour du cercueil et le prêtre officie. Ensuite, c’est l’enterrement proprement dit mais on est parti avant.

Quoiqu’il en soit, je me dis que si le rire est communicatif, la tristesse l’est aussi…

Et puis même si c’est universel, la façon de l’exprimer diffère. En France, quand quelqu’un pleure on va le consoler. Et puis on pleure timidement, on retient ses larmes un max, ce serait limite jugé indécent d’entendre quelqu’un pleurer « trop fort », en criant. Ici, c’est différent. On évite le regard de celui qui pleure, on le laisse tranquille mais quand les pleureuses se mettent à pleurer de concert, ça fait du bruit et c’est difficile de ne pas suivre… Quand elles pleurent vraiment très très fort, en hurlant, les hommes finissent par s’approcher et leur disent « Désolé » en leur tapotant l’épaule et ils ferment la porte de la maison pour garder les pleurs à l’intérieur. Eux, ils pleurent en silence, un mouchoir à la main.

Je ressens vraiment l’inégalité de nos existences, d’un pays à l’autre. A combien d’enterrements une personne malawite de mon âge a-t-elle déjà assisté ?

On dit au revoir à notre trainer et les mots nous manquent à tous les quatre.

Retour à Thuchila. On découvre avec plaisir à l’arrivée que l’eau revient tout doucement dans les robinets extérieurs (Charles a trouvé la pièce à changer ce matin !).

Retour à la maison où Siloé me dit bonjour à sa manière : « Maman ! je mange une banane et je bois du lait ! » OK, alors salut à toi, morfale.

Samedi, août 7 2010

Liwonde J2

iZa :

Safari pour aller voir des rhinocéros dans une partie délimitée du parc Liwonde, lever 5h30. Je ne suis pas de la partie, ça m’arrange bien de veiller sur le sommeil de Siloé, mais réveillée par le lever des deux touristes, je me lève quand même pour voir ce qui (se) passe dehors. Là, je vois Charles et son père et plein d’autres blancs obnubilés par un truc. Je m’approche :

Un gros rhino

sorti de l’eau

prend son p’tit déj’

sur notre berge.

Amis de la poésie et de la faune sauvage, nous restons ravis par ce spectacle jusqu’à ce que quelqu’un dise « Elephant ! ». Oui, parce que je l’ai dit, hier, y’avait des éléphants en face. Mais c’est que ces bougres de faux paisibles traversent la rivière à la nage, eh oui, et voilà qu’un mâle et une femelle participent eux aussi au banquet, à quelques mètres de notre logis. On mate le spectacle, ébahis d’être si près, jusqu’à ce que le mâle fasse mine de nous charger (toujours très joueurs ces Babar). Première fois que je vois courir de concert bibi, Charles et Papa V. ! Bon. Fausse alerte, y’a plein d’herbe et de feuilles à brouter, faut pas gâcher. Mais bon. On se le tient pour dit. Je rentre bien sagement dans mes pénates et les autres prennent la route du safari.

 

Quelques minutes plus tard, Siloé, debout, assiste au décollage d’un hélico (suivi du barrissement de nos voisins éléphants qui finissent par aller voir juste un peu plus loin). Viennent ensuite, dans l’ordre : lecture (le lodge a des lires pour enfants !), activité gommettes, p’tit dèj’ (la miss me pique tout mon bacon !), re-gommettes pendant que Papy et Papa, de retour (pas de rhino !) prennent leur petit dèj’ (et qu’un vervet monkey pique le muffin de Charles sur la table !).

Ensuite, safari boat.


Plein d’hippo sans museau (dans l’eau !),


de croco,


d’oiseaux,

d’éléphanteaux et des bien plus gros,

(eh, si je me penche comme ça, il me voit encore ?… n’empêche que c’est moi qui fait la photo qui suit… Je travaille mon self-control en tant que Madâme Trompe-la-mort)


et d’autres z’animaux…

(z’aviez vu l’oiseau sur son dos ?)



Liwonde J1

iZa :

Vacances. 4h de route « Orangina » et on arrive au parc Liwonde. Notre objectif : le Mvuu camp, et pour l’atteindre, il faut traverser le parc sur une trentaine de km. Je demande au garde de l’entrée si la route et bonne (Yes, me dit-il) et j’ajoute en rigolant s’il n’y a pas trop d’éléphants sur la route parce que j’ai peur des éléphants. Et v’là t’y pas que le gars, très psychologue, me dit que si, y’en a plein ! Qu’hier il s’est baladé dans le parc avec des invités et qu’ils ont dû stopper leur voiture : 100 éléphants d’un côté de la route, 100 éléphants de l’autre, et ils leur a fallu attendre que les pachydermes daignent leur laisser un passage… Ok. Soit ce garde est marseillais, soit je dois espérer avoir de la chance.

Après un ulcère et quelques secousses sur une route caillouteuse, pas d’animaux en vue, tout juste quelques antilopes. Ouf. A croire qu’ils sont tous près de la rivière, et ça tombe bien, c’est là qu’on va !

Arrivée dans un lodge surbooké parce que le ministère du tourisme est en visite. L’endroit est chouette et peuplé d’azungu et il y a un panneau qui nous dit de faire attention aux hippopotames.

On a un chalet très confortable et les bruissements de feuilles ne sont pas annonciateurs de poules ici mais de phacochères !


Les hommes et Siloé sont partis en safari. Je profite du calme du chalet pour prendre une bonne douche (après des semaines sans eau, on apprécie !) et je m’installe en terrasse. Ma voisine de chalet bouquine, je sors avec une revue et l’ordi. Au pied de la terrasse, des phacochères passent : c’est marrant, ils mangent en se mettant à genoux sur leurs pattes de devant ! Dommage, je n’ai pas l’appareil photo. Ils sont donc là, tout près, à slalomer entre les crottes d’hippo (quoi ? les hippos viennent jusqu’à notre chalet ???). Au moindre bruit ou mouvement de ma part, ils s’arrêtent net de brouter et me fixent dans une parfaite immobilité, c’est drôle. Et puis je ne savais pas que les phacochères étaient aussi chevelus, tiens…

Devant moi, la rivière et près de l’autre rive, un troupeau d’hippopotames quasi immergés, avec leurs cris très particuliers, un genre de cochon qui rit, mais alors baryton, le cochon, et avec une grosse caisse de résonance ! Et tout d’un coup, un bruit énooorme. Ma voisine et moi nous relevons et nous approchons de la rivière : on ne voit rien mais, c’est sûr, y’a un troupeau d’éléphants sur l’autre rive et ils donnent de la trompe !!! Vu de loin, ça me plaît. J’espère juste que la voiture safari n’est pas trop proche parce qu’ils n’ont pas l’air contents (et je grogne, et je barris)… J’attends le coucher de soleil… Ah tiens. A 10m de moi, je vois une queue de reptile s’enfoncer dans un buisson : iguane ? croco ? lézard géant ? Caméléon ?… Réponse 10min + tard : c’est un truc qui ressemble à un varan. Ce doit être un Giant lezard. Ajoutons à ça tout plein d’oiseaux : c’est safari à domicile !!!

 

Charles :

Nous, on a donc été gâté : plein d’éléphants (dont un à moins de 5 mètres),


phacochères, impala, hippopotames hors de l’eau, un crocodile … On est parti à 16h et on est rentré à 19h, Siloé n’a pas dormi mais elle a tenu le coup !

On a fini dans la nuit avec le guide qui nous éclairait avec une torche (lumière rouge).


Siloé :

Siloé ajoute qu’elle a vu une chouette et une dînette (c’est en fait une genette !)

La miss qui nous dit : « J’ai oublié de me souvenir », jolie phrase non … ?

Mardi, août 3 2010

Recette culinaire

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, Mamz’elle Cassolette vous propose sa recette de saison : la moutarde. Ou « Comment cuisiner les feuilles de moutarde du jardin ».

Pour 4 personnes.

Cueillez environ 8 feuilles de moutarde (sectionnez les tiges à leur base, évitez les feuilles abîmées).

Attention, la feuille de moutarde sait se défendre : l’une de ses faces est légèrement piquante. Prenez-les du bon côté…


Rincez-les à l’eau.Coupez chacune des feuilles en petits morceaux

puis versez le tout dans une casserole.

Arrosez d’eau et faites chauffer jusqu’à ébullition, couvercle fermé.

Laissez cuire une quinzaine de minutes. Les morceaux de feuilles vont réduire et se ramollir un peu.

Ajoutez-y oignons coupés en fines lamelles et tomates.

Vous pouvez servir tel quel ou faire frire le tout dans un fond d’huile.

Ce légume accompagnera parfaitement le riz ou le Nsima et pourra être complété par une viande ou par des œufs.

Bon appétit à vous !

 

Il ne vous reste plus qu’à trouver les feuilles de moutarde en France… Bon courage.

 

Remarque : si vous souhaitez varier, retournez dans votre jardin :

Car vous pouvez également cuisiner les feuilles de colza,

le chou,

attendre que vos aubergines apparaissent

ou tout simplement vous faire une salade !

 

Voilà… C’était Mamz’elle Cassolette, en direct du malawaian garden.

 


A part ça, demain, départ en vacances !!! Pour 3 jours + le w-e ! Siloé se renseigne déjà sur les lodges disponibles…

Calme plat

Pas d’autre bruit que le vent…

Pas d’autre famille que la nôtre…

Pas d’autre présence animale visible que celles des oiseaux, des coqs et poules, des chiens : Ciao, Black et la dernière baptisée « Olive » (parce que son grand frère, le dernier à nous quitter, a été baptisé Popeye par Frank)…

Bref. Calme plat depuis que la cheminée est tombée.

Pas d’essaim en vue ! Youpi !!!!!

PS : merci belle-maman, pour le produit miracle qui nous a bien aidé !

Lundi, août 2 2010

Toise

Vendredi, Siloé va chercher son papy à l’aéroport. L’occasion pour elle de voir un avion atterrir ! Puis, le mode piplette s’enclenche et elle donne à papy les consignes de sécurité : “Tu sais, il faut faire attention aux voitures, alors il faut marcher sur le trottoir, d’accord  ?”, “et là, y’a un truc par terre mais t’inquiète pas, on va passer à côté”, “on va monter dans la voiture et après on va aller sur la route qui est bonne et après la route elle fait du cheval et on arrive à la maison ! Il faut bien mettre la ceinture et pas toucher au truc rouge sinon la ceinture elle s’enlève et Siloé elle va tomber. Je vais te montrer ta chambre et le dessin que j’ai fait”…

Bref. On lui donne un petit pain…

… et on peut enfin discuter !

W-e

On mesure le golgoth : 1m01 ! Ca y est. C’est le début des grandes sauterelles…

Vendredi, juillet 30 2010

Semaine en vrac

Lundi

Anniv’ de Charles. Pour l’occasion, Siloé fait un dessin et elle écrit « JOYEUX ANNI PAPA ». Ouaip. Parce que pour « AnniVERSAIRE » y’avait pas assez de place dans la feuille !

Depuis ce jour, Siloé nous fait des cadeaux quotidiennement. Bon, elle est sympa, elle emballe ses livres et ses jeux et pas un papier ou un caillou !

Charles a donc reçu les cadeaux ramenés par certains (cadeaux venus de loin !) mais il en parlera directement aux personnes concernées… ;-)

Maxi biZ à P-Y et L. Ca m’a vraiment fait plaisir de vous lire sur le blog ! J’espère que tout est ok pour vous en Savoie. Envoyez-moi votre mail un de ces 4…

 

Mardi open day : activités et dépistage





Mercredi voiture…

Toute la journée à parcourir les districts sur lesquels on travaille cette année (pour planifier notre activité de l’an prochain). Pfff… Fatiguant, différent d’une zone à l’autre mais intéressant.

Retour at home, avec quelques photos des alentours de notre maison (photos prises par notre dernière visiteuse). Au programme, flore et termitière :

 


 

Jeudi

Meeting et re-meeting demain…  

Discussion propreté, certes les filles, y’a toujours moyen de relativiser. Au moins, Siloé est propre en journée donc on a la chance de ne pas avoir de lessive supplémentaire à faire… et quand on vit sans eau, c’est important !!! On fait le plein au point d’eau chaque jour mais bon… Viv’ment qu’ils réparent cette foutue pompe ! En fait, le Farm institute attend que le gouvernement lui donne la pièce. Ca prendra le temps que ça prendra, quoi. On verra.

Demain, le papy de Siloé arrive à Blantyre. On essaiera d’aller voir son avion atterrir avec la miss !

 

Au parrain et à sa blonde : Bravo à la Poste canadienne qui nous a fait parvenir ce colis en 3 semaines seulement !!! Nouveau record à battre… Siloé va pouvoir attendre la géographie canadienne (et ses parents itou !).

La Poste, ici, ça ressemble à ça : un bâtiment

et des boîtes aux lettres bicolores (parce qu’ici, pas de boîte devant les maisons, on retire son courrier à la Poste)

Mardi, juillet 27 2010

W-e repos

W-e

iZa :

Samedi repos, malgré une « Siloé-qu’à sa tête » qui nous réveille à 6h30 et joue les bourriques tout l’après-midi.

Apprentissage du grand pot : on l’avait un peu laissé de côté mais Lison nous y a fait repenser (promis, on essaiera de ne pas oublier le réducteur pour que Siloé ne connaisse pas les mêmes déboires que la miss ! J’imagine bien le tableau, Lison tombée dans la cuvette appelant à l’aide…)

Côté propreté justement, en ce moment, on progresse ! Deux nuits sur trois sans pipi !!! dont une nuit où Siloé nous a appelé pour aller aux toilettes. Wouahou. Et dire qu’on s’enthousiasme pour ce genre de choses… ;-) Mais faut bien se consoler du fait qu’elle nous a aussi réveillé deux fois parce qu’elle était sortie de ses couvertures. LE drame. Ahlala, un lit 2 places pour une crevette pareille, forcément, elle s’y perd !

 

Dimanche : marché de Mulanje : moins de monde qu’à Nkando (ça repose) et le choix de légumes. Belle vue sur la montagne en prime.

Repas à la pizzeria vu qu’on n’a pas d’eau à la maison (ça évite d’avoir de la vaisselle à faire !)

et je fais du curling l’après-midi… sur la console DS, of course.

On se repose tranquillement, avec des odeurs citronnées et épicées du demi-poulet qui cuit dans le four… Et Charles a fait du pain, miam ! Ca change de l’éternel pain de mie…

Dimanche, juillet 25 2010

Mickey boit du jus de fruits

Matinée bestiale. Charles avait entendu du bruit dans le cellier et ce matin il trouve une bouteille de jus de fruits grignotée… Quand je rentre dans le cellier à mon tour, j’entends du bruit dans l’un des gros cartons entreposés là. Charles met les cartons dehors : une souris s’en va en galopant… sous le nez le Black-le-pataud qui là, quand même, se bouge un peu et chope la bestiole.

Bon. Faudra qu’on fasse un grand ménage dans ce cellier, depuis le temps qu’on le dit. Faut juste attendre que l’eau revienne !

N’empêche que côté abeilles, c’est beaucoup plus calme depuis que la cheminée n’existe plus. Ouf !!!!!! C’est peut-être le début de la paix…

Visite surprise sur le terrain cet après-midi. Une activité est annulée (funérailles) mais l’autre se tient et le partenariat entre trainer et counsellor est impecc’. Ca fait plaisir de voir que ça tourne, que dès 14h, ils sont en place et que la tente de dépistage est montée.

Le soir, repos devant un feu de cheminée… et Siloé discute, fidèle avec elle-même, avec comme un mégaphone au fond de la gorge !

Vendredi, juillet 23 2010

Faux semblants

iZa :

Une matinée passée à attendre, à l’arrière d’un pick up à l’arrêt. Attendre un gars qui en a pour 5 min et qui met 2h à nous rejoindre. Puis il va chercher un papier -« J’en ai pour 20 min », « 20 vraies minutes ? » je demande- et il revient 1h plus tard…

Matinée de contrôle qui devient matinée d’attente pour un résultat mitigé. Mais on est en partie rassuré. Notre doute se concentre sur une tierce personne plus que sur notre staff (problème de reçu et de magasin fictif…).

Après-midi achats : moto, voiture et bricolage car notre menuisier est en train de tailler dans du cèdre une grosse quantité de démo-pénis (eh oui !). Moi, je récupère les copeaux de cèdre parce que ça sent hyper bon comme bois !

Ce soir, miss Siloé est déchaînée. Avant le dodo, séance gym avec son papa.

 

Charles :

Ce matin, après le petit dej :

Siloé qui lit des histoires au passé simple, siou plaît, en disant “cria ta t’elle”  au lieu de « cria-t-elle » !

La séance de gym avec Siloé consiste à se faire sauter dessus !

 

Siloé qui veut expliquer à sa nounou qu’elle doit laver Kirikou alors qu’il n’y a pas d’eau : « I want to faire semblant ».

Mercredi, juillet 21 2010

Beez war

Charles :

Voilà, ce soir on a décidé d’effectuer notre 11 sept à nous. On a détruit la cheminée, c’était notre Twin Tower (bon, on n’a pas détruit les deux cheminées, nous) mais on n’avait qu’un marteau ! Comme elle servait à rien, celle-ci, et qu’on avait l’accord du Principal !

Donc on a mis de la bombe Made in France (amenée par maman) et on a attendu, ça a pas tué tout le monde mais une grande partie.

Dans la cheminée, il restait des plaques énormes (7 ou 8 plaques faisant l’équivalent de 5 de mes mains !) sur 1 mètre, moi qui étais si fier d’avoir tué qq essaims !

Donc maintenant on a un petit moignon de cheminée qui dépasse, un tas de briques au sol… On a remplit ce qui reste du conduit de sable…

Je vous donnerai les résultats plus tard ! 

Non mais on va pas se laisser e……der par des insectes (même s’ils sont plusieurs milliers !)

Demain, on va (enfin c’est prévu) avec Dombolo pour contrôler certains reçus, on espère ne pas avoir trop de mauvaises surprises !

iZa :

Ca y est. Marie a quitté le Malawi. On l’a déposée ce midi, avec quelques trucs à grignoter dans son sac.

On est aussi passé au centre culturel français, avec une p’tite pensée pour G&S…


A part ça, la pompe à eau du Farm Institute a un problème. Le temps qu’ils réparent, nous voilà sans eau ! C’est reparti, la java des seaux…

Ce soir, pendant que les hommes s’engagent dans la beez war, l’arme à la main, la sueur au front et le regard inquisiteur en discutant de la meilleure stratégie à adopter pour terrasser l’ennemi, Siloé et moi nous retranchons dans la chambre du fond devant… 1001 pattes ! Eh oui… On est plutôt fourmi, nous.

Ce soir, tout est calme, même la chouette qui était soucieuse de voir tant de monde sur le toit. Oui, parce que vu les bruits, je pense qu’il y a une nichée dans notre cheminée ! Mais les chouettes effraie ne nous effraient pas (ah ah) : elles chassent les autres nuisibles !

 

 

Papaya

Mardi

Atelier bricolage pour Marie et Charles qui bouchent l’entrée des artistes (des abeilles). On a eu l’accord pour détruire la cheminée-nid d’abeilles alors faut boucher pour ensuite gazer pour ensuite détruire. Vaste programme !

A part ça ? Quiche oeufs-feuilles de moutarde. Pas mauvais… Meilleur que le gâteau à la papaye (“papaya” en chichewa) !

Oui, parce que je suis déçue : les papayes achetées n’ont aucun goût ! Pourtant y’en a une qu’on a laissé mûrir jusqu’à la dernière limite ! Tant pis. On se venge sur les ananas. Na !


Dimanche, juillet 18 2010

Rando

Fin de semaine : changements de programmes incessants côté boulot, on compose, on bricole… Et pendant ce temps, justement, Marie fait de la peinture en recouvrant de blanc une petite maison de bois pour Siloé (du fait maison). A suivre…

 

Samedi, on part en rando sur le Mulanje jusqu’à une chute d’eau que jamais on ne trouva…

C’est que ça faisait un peu loin pour Siloé alors on a dû faire demi-tour un peu avant le point d’arrivée. Elle a bien marché mais il a fallu la porter par moments et 15kg, ça pèse ! Quand même, 2h de montée, des bassins naturels sur la route, un pique-nique en plein air,

une belle vue, le ballet incessant des porteuses de bois qui dévalent la pente,

senteurs de pins, de belles touches de rouge

et le bruit de l’eau qui court ! Journée agréable.

De retour à la maison, Siloé monte sur sa nouvelle balançoire (made in Papa) : elle est ravie !!!

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